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Règles de transcription
Les règles de transcription pour Nouvelle-France numérique (NFN)
Peu importe les habitudes ou règles de transcription utilisées antérieurement dans vos documents, les paléographes participants doivent transcrire tous les mots exactement comme on les voit dans le manuscrit (ex. les majuscules et minuscules, les abréviations, etc….). Le texte transcrit doit intégrer les mots ajoutés en interligne ou en marge en tenant compte du sens.
Nous transcrivons le texte selon les règles suivantes :
Abréviations
(Voir la balise Abréviation [abbrev])
- Lors de la transcription, il faut respecter les abréviations telles qu’elles sont écrites (« led », « pnt », « St », etc…). Il faut mettre les lettres en exposant, s’il y a lieu.
- Lorsqu’il y a un point qui indique une abréviation, on écrit le point toujours à la fin de ce mot (« 7bre. » au lieu de « 7.bre »). Par contre, les traits ou signes à la fin des mots qui indiquent qu’il s’agit d’une abréviation ne sont pas signalés lors des transcriptions tout simplement par ce qu’il n’y a pas de caractère de clavier qui les représentent.
- Si le scripteur a mis une abréviation comme « cetted. », « leurdte. » ou « esd. », il faut alors écrire « cette d. », « leur dte. », ou « es d. » etc… Par contre, si un des mots précédents n’a pas de point final pour indiquer qu’il y a abréviation de « dit », il faut garder le « d » final avec le mot précédent car on ne peut pas avoir une lettre toute seule dans le texte qui n’a pas de sens. Donc, « cette d. » mais « cetted » s’il n’y a pas de point.
- Les religieux et religieuses sont souvent mentionnés par le titre de Révérend ou Révérende. Ceci est clair lorsque le nom est écrit au complet mais il arrive souvent de trouver les lettres RR PP ou R.R. P.P. ou R.R. S., etc. La règle semble être que le R de révérend et le P de père est écrit en double pour la forme plurielle (RR PP = Révérends Pères) mais avec seulement R P pour la forme du singulier (Révérend Père). Il faut respecter la casse de ces lettres dans la transcription et ajouter une balise sur ces lettres. Exceptionnellement, ces abréviations sont parfois uniquement une lettre sans point. Lorsque les deux lettres sont écritres avec des points, il faut séparer la deuxième lettre du point précédent comme ceci : R. R. P. P.
Agglutinations / dissociations (ou mécoupures)
Les agglutinations et les mécoupures sont interprétées selon le français standard. Ayons en tête l’idée que les mots sont des objets. Par exemple, on joint les mots (objets) qui apparaissent séparés (« tous jours » pour « tousjours », c’est-à-dire un objet dans le français standard) et on sépare ceux qui semblent joints inutilement (« tresobeissant » pour « tres obeissant », c’est-à-dire deux objets dans le français standard). Même si c’est contre-intuitif, il ne faut pas ajouter d’espace à “deux deux” ou “lécole” ou tout autre mot dont une apostrophe est absente.
Gardons à l’esprit notre français standard pour déterminer quel sera un “objet-mot” pour l’algorithme de Trankribus. Par exemple, il faut transcrire « ce ql » et non « ceql » et mettre la balise Abréviation pour « ql » et l’expansion « qu’il », ou « lesquels » et non « les quels ».
On écrit en un seul mot les termes composés d’un article et de « dit ou dits» ou de « dite ou dites » (ou des formes abrégées d. ,dt., dts., dte. et dtes. Les mots ledit, ladite, lesdits, audit, dudit, etc… s’écrivent en un seul mot. Par contre, il faut séparer les mots mondit, madite, mesdits, tondit,…. sondit,…., leurdit, cedit, cettedite, esdits, etc….
Apostrophe
On indique l’apostrophe lorsqu’elle est présente. En l’absence de celle-ci, on ne met pas d’espace supplémentaire même si c’est contre-intuitif. C’est le cas aussi lorsque l’article ou la préposition est composé de plus d’une lettre. Voici des exemples:
- dhuy et non pas d huy;
- deux deux et non pas d eux deux;
- lécole et non pas l école;
- quil ou quelles et non pas qu il ou qu elles;
- jusqualors et non pas jusqu alors.
Précisons qu’un mot débutant par une majuscule où il faut coller l’article en l’absence d’apostrophe garde sa majuscule, l’article n’étant pas une lettre du mot. Exemple : dEschange
Caractères invisibles
Lorsque des caractères ne sont pas clairement visibles sur le document, mais que le paléographe sait qu’elles sont présentes (par exemple la suggestion de lettres non visibles à la fin d’une ligne ou en partie effacées par le temps), il faut utiliser la balise « Suppléé » [supplied].
Casse (majuscule/minuscule)
La casse des lettres doit être respectée lorsqu’on transcrit un manuscrit. Cependant, il ne faut jamais mettre une lettre majuscule à l’intérieur d’un mot.
Noms de famille: On retrouve des patronymes écrits de différentes façons et il faut les transcrire exactement comme ils sont écrits. Les patronymes comportant un article ou une préposition (ex. Dufresnes, Lacroix, Sansregret,…), sont parfois en minuscules sans lettre majuscule, et l’article ou la préposition est lié ou séparé du nom (ex. du fresnes, la Croix, Sans regret, etc…). S’ils sont séparés, il ne faut pas les agglutiner, et s’ils sont liés, il ne faut pas les séparer. Il faut transcrire exactement comme on les voit sauf lorsqu’ils sont liés, avec une lettre majuscule à l’intérieur du nom (ex. duFresnes, laCroix, sansRegret, …). Dans ces cas, il faut écrire « du Fresnes », « la Croix », « sans Regret ».
Et cetera
On trouve l’esperluette fréquemment employée pour les termes et (&), etc. (&c.). Dans les expressions comme « etc promettant etc obligeant etc renonçant », on voit souvent l’esperluette avec un c ou avec un ca. Il faut alors transcrire « &c » ou « &ca » si on voit un a.
Exposant 
Si une lettre est mise en exposant dans le texte original, notamment dans les abréviations, il faut la mettre en exposant dans la transcription en utilisant l’icône sur la barre d’outils de la section de la transcription.
gbic ou gvic
Les notaires de la Nouvelle France du XVIIe et XVIIIe siècles utilisaient parfois la forme gbic ou gvic pour exprimer l’année 1600, et la forme gbiic ou gviic pour exprimer l’année 1700. Cette abréviation qui est le résultat d’une évolution dans la façon d’écrire les chiffres romains xvi (16) suivis du c (100), souvent en exposant, a pris la forme écrite des lettres suivantes gbic ou gvic. Dans Transkribus, nous devons les transcrire en lettres et non pas en chiffres romains. Il est donc convenu d’écrire gbic ou gvic, selon que nous lisons un “b” ou un “v”. Il faut baliser cette expression avec la balise Abréviation [abbrev] mais il n’est pas nécessaire de mettre 1600 dans l’attribut de la balise.
Lettres superposées
Il arrive parfois qu’un scripteur raye une ou plusieurs lettres lorsqu’il a fait une erreur et qu’il écrive la ou les lettres voulues par dessus. Dans l’exemple suivant, le scripteur avait d’abord écrit « pour », il l’a ensuite raturé et finalement, il a écrit « De » par dessus. Il a également raturé le mot « Et » et a écrit à la place la lettre « A ».

Page annulée
Lorsque nous transcrivons un manuscrit comme celui-ci, il faut d’abord transcrire l’ensemble des lignes. Par la suite, il faudra raturer celles-ci avec l’icône sur la barre d’outils de l’éditeur de texte.
Rature 
Indique un passage supprimé, raturé, rayé ou barré. Pour indiquer une rature, transcrivez ce que vous voyez, sélectionnez le texte en question et utilisez l’icône sur la barre d’outils de la section de la transcription. Si le texte raturé est illisible, identifiez-le comme ceci : xxxx.
Lorsqu’un mot ou un groupe de mots habituellement balisé est raturé (par ex.: Personne, Lieu, Organisation), il faut mettre la balise correspondante.
Texte en marge ou en interligne
Lors de la mise en page du texte, le texte en marge ou en interligne est ordonné par les personnes en charge de manière à ce que cet ajout soit lisible de façon fluide dans le texte. Si le transcripteur voit une erreur de mise en page, il doit le signaler par la balise commentaire.
Troncature en fin de ligne 
Lorsqu’un mot est tronqué en fin de ligne (avec ou non présence d’un trait d’union), utilisez l’icône sur la barre d’outils de la section de la transcription (la 3e à partir de la gauche).
Lettres : cas particuliers
Chiffres monétaires dans un inventaire
Voici la manière privilégiée à appliquer :
i / j et u/v
Nous devons transcrire ces lettres selon le français standard dans tous les cas selon la lettre que nous lisons. Exemples :
- Indemnisés et non Jndemnisés,
- indemnisés et non jndemnisés,
- Ils et non Jls,
- ils et non jls,
- toujours et non touiours,
- Usage et non Vsage
- une et non vne
- Lefebvre et non Lefebure
y
Il ne faut pas remplacer des « y » par des « j » ou des « i », mais seulement discriminer les « i » et les « j ». Le « y » doit toujours être transcrit « y », puisque c’est un caractère autonome (par exemple moyen, luy, midy, etc…). Ce sont les « i » et les « j » qui sont le même caractère, comme les « u » et les « v ».
Dans les exemples suivants, ce sont bien des « i/j » et non des « y » (il n’y a qu’un seul jambage au i/j). Il faut donc transcrire, respectivement :
moienant et non mojenant
paiable et non pajable
paier et non pajer
Autres points à venir…
Symboles et signes
Signaler une erreur de mise en page
Il est demandé au transcripteur d’être vigilant et de rapporter une incohérence en rapport avec l’ordre logique du texte.
Lorsque le transcripteur observe une erreur de mise en page (layout), il la signale avec la fonction Commentaires (Comments) dans le sous-onglet « Comments » de l’onglet « Metadata » ou avec la balise « Comment ». Le responsable de l’assurance qualité s’assurera de la corriger.
Exemple 1
Dans l’exemple suivant, le transcripteur s’aperçoit que l’ajout en marge n’a pas été intégré dans le texte comme il se doit. En effet, un apostille à la fin de la ligne 2.2 renvoie au texte en marge.
Il met le curseur sur le premier mot de la ligne en erreur (ex. ayant sur l’image précédente).
- il sélectionne l’onglet « Metadata »;
- il sélectionne l’onglet « Comments »;
- il ajoute un commentaire commençant par son prénom et deux points, ressemblant à celui-ci : « Edith: ajout en marge pas intégré dans le texte. L’apostille est à la fin de la ligne 2-2. ».
Le réviseur fera la correction. Il pourra contacter le transcripteur pour plus de détails au besoin.
Exemple 2
Il est également possible qu’un commentaire soit déjà présent lors de la transcription. En effet, le responsable de la mise en page peut ajouter un commentaire pour le transcripteur. Il arrive quelquefois que l’apostille dans le texte soit difficile à trouver. Le responsable peut alors indiquer un commentaire sur le premier mot de l’ajout en marge ressemblant à l’exemple suivant :
Le transcripteur peut répondre en appuyant sur le bouton et en saisissant sa réponse.
! Note : Les initiales en marge sont balisées par l’analyste de la mise en page, toutefois, s’il y a des erreurs de transcription de ces initiales, c’est au transcripteur de les corriger.